Extrait d’un article paru initialement dans le Bulletin de la Société d’Histoire de la médecine vétérinaire (2008)

Les églises romanes de Haute Auvergne (XIe - XIIIe siècles) se caractérisent, entre autres, par la présence fréquente sur les chapiteaux de la nef ou sur les modillons qui ornent les corniches, de sculptures archaïques dont l’interprétation reste, encore aujourd’hui, sujette à débat entre les spécialistes. Des figures profanes parfois très déconcertantes (tonneaux, rouleaux, scènes érotiques, grotesques, êtres hybrides, monstres etc.) y côtoient des motifs de l’Antiquité païenne (notamment dioscures, sirènes, centaures) ou des représentations très libres de scènes de l’Ancien Testament comme l’aventure de Jonas et la baleine ou celle de Samson et du lion de Timna. Par ailleurs, à côté des animaux habituels du bestiaire fantastique (griffons, hippogriffes, basilics etc.), une certaine place est faite à la représentation d’animaux domestiques (chèvres, chiens, chevaux et même lapins…) avec une prédilection particulière pour les bovins qui se comptent par dizaines sur les chevets romans du Cantal et des départements limitrophes.

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