JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE 

Pleaux

15/16 septembre 2018

La chasse aux temps anciens

 

expo chase 01

 

association des amis de la xaintrie cantalienne www.aaxc.fr

GUIDE DE L’EXPOSITION

Remerciements

L’AAXC tient à remercier très chaleureusement les nombreux collectionneurs de Pleaux et des environs ayant prêté des objets pour cette exposition qui ne pourrait exister sans leur précieux concours. Ces remerciements vont tout spécialement à un collectionneur généreux du département, sans lien particulier avec la Xaintrie, autre que sa sympathie pour notre Association et qui tient, chaque année, à la manifester en apportant une contribution, souvent décisive, à nos efforts. L’Association tient aussi à remercier vivement tous les bénévoles appartenant ou non à ses rangs, qui directement ou indirectement, contribuent à la conception, à la réalisation et à la promotion de cette manifestation annuelle dans le cadre des JEP. Enfin, l’Association renouvelle ses remerciements à la Mairie et au personnel municipal pour sa disponibilité et son aide lors de ses diverses manifestations.

VITRINE 1

expo chase 02

 

Souvenirs de l’entreprise Chancel à Pleaux : trois blocs de noyer provenant de la scierie Chancel (Collection M. Cousin) ; Gabarits utilisés pour la confection des ébauches de crosses ; article de presse sur les activités internationales de l’entreprise Chancel paru dans « La Montagne » ; dessin représentant Léon Chancel (Raymond Mil) Au-dessus de la vitrine : photos représentant des troncs de noyer venant d’être abattus (déracinés) et l’arrivée d’un tronc à la scierie de Pleaux .

 

 

 

VITRINES 2 & 3

Poires à poudre de diverses provenances et diverses époques

La poire à poudre est une sorte de petite gourde de cuivre, de corne, de cuir bouilli ou de quelque autre matière, dans laquelle on plaçait la poudre de chasse pour les armes se chargeant par le canon. Y sont figurés des motifs purement décoratifs (palmettes, entrelacs), ou, le plus souvent, des scènes de chasse, des scènes de genre ou des personnages mythologiques ayant un rapport avec l’art cynégétique comme la Diane chasseresse… La taille, la forme, la matière et les conditions d’emploi (doseur) peuvent varier considérablement selon, l’époque, les pays, les modes et les usages.

 

expo chase 03

 

VITRINE 4

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Couteaux de vénerie et dagues de chasse de diverses provenances et de diverses époques

Dits aussi couteaux ou « dagues à servir », ces armes blanches étaient destinées, selon le langage de l’art cynégétique, à « servir » c’est-à-dire à achever le gros gibier (cerfs, chevreuil sanglier) et, parfois, à le dépecer. On peut voir dans la vitrine une dague d’apparat en nacre et argent du 18e siècle dont la lame damasquinée porte l’emblème de la justice (une balance) qui fait peut-être allusion à la profession de son propriétaire ; une dague comportant, sur la lame, l’inscription suivante qui ne manque pas de panache : « Ne me tire pas sans raison… Ne me remets point sans honneur » ; un couteau de vénerie dont la garde est composée de deux têtes de sangliers et le pommeau d’une tête de chien, le fourreau étant lui-même orné d’une tête de loup (photo ci-contre) ; un couteau de vénerie avec poignée en ivoire ; une dague avec coquille, dans son fourreau ; divers « couteaux baïonnettes » à placer dans le canon du fusil pour le transformer en épieu ; enfin divers couteaux de chasse de plus petite taille finement décorés.

 

VITRINE 5

Collection de livres sur la chasse à la bécasse

La chasse à la bécasse a ses passionnés (bécassiers) qui la mettent au-dessus de toutes les autres chasses. Gibier très intuitif, la bécasse ne se laisse approcher que par d’habiles et patients chasseurs, travaillant en parfaite connivence avec leurs chiens, le plus souvent pointers ou épagneuls bretons. La passion qu’inspire cette traque particulière s’est traduite par une multitude d’ouvrages savants ou anecdotiques, consacrés au fameux scolopax mordoré qui fait même l’objet de très sérieux symposiums entre initiés…On trouvera ici quelques - uns de ces ouvrages classiques remarquablement illustrés, et notamment :

Les chasses à la bécasse de R Villatte des Prugnes
Le pot-pourri bécassier d’Edouard Demolle
La chasse à la bécasse de Tristan Audebert
La gastronomie de la bécasse de Joseph Ache
Chasse à la bécasse de G de Maguitot
Le compte - rendu du deuxième symposium européen sur la bécasse et la bécassine etc. qui s’est tenu à Fordingsbridge en 1982

A ces ouvrages emblématiques s’ajoute un livre rare devenu introuvable qui mériterait d’être réédité d’abord pour ses qualités littéraires, mais aussi parce qu’il constitue une véritable ode à la Xaintrie ! Il s’agit de l’ouvrage intitulé « A l’arbre du raisin » de Luc Dumont publié en 1916 à l’Imprimerie moderne à Aurillac qui raconte avec beaucoup d’humour, de finesse et un rare bonheur d’expression, une partie de chasse à la bécasse réunissant de vieux amis au lieudit l’arbre du raisin, aux confins de l’Auvergne et du Limousin, dans les landes de Camps. On peut y lire notamment, à propos de cette contrée de la Xaintrie limousine, que « palie comme un vieux pastel, elle est d’une beauté si discrète qu’elle en parait timide… » Qui dira avec plus de justesse les charmes de la Xaintrie ?

 

VITRINE 6

Cette vitrine offre divers objets d’usage courant décorés de scènes de chasse ou en rapport avec la chasse :
- assiettes de différentes époques et provenances (dont Nevers) ;
- casse – noix à tête de chien ;
- Gobelets de chasseur en noix de coco ;
- Pistolet avec couteau et tire-bouchon pour les en cas … et les mauvaises rencontres…

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VITRINE 7

• Plusieurs ouvrages ayant appartenu pour l’essentiel à des juristes pleaudiens (avocats, notaires ou juges seigneuriaux), traitant des aspects juridiques de l’exercice du droit de chasse, déjà rigoureusement réglementé par diverses ordonnances royales. La police de la chasse en général et les délits de chasse en particulier occupaient une place importante dans le rôle des justices seigneuriales, de plus en plus limitées dans leur compétences à la fin de l’Ancien Régime. On peut voir notamment :

Les nouvelles instructions pour les gardes des eaux et Forêts (1750)
L’ordonnance de Louis XIV sur les eaux et forêts ( 1702)
Le traité de police générale des villes , bourgs paroisses et seigneuries à la campagne
Le dictionnaire raisonné du droit de chasse (1784)
Le code des chasses (1720)

• Reçu établi le 23 août 1776 par Antoine Col, garde-chasse de la marquise de Rilhac, de la somme de 15 livres, payées par les sieurs Fumel, Lombard et Senaud [ tous les trois représentants de la bonne bourgeoisie pleaudienne, plusieurs fois consuls de la ville] correspondant à une amende pour faits de chasse, suite à la sentence rendue par Me Lacroix juge de la seigneurie de Rilhac. La qualité des condamnés conduit à se demander s’il n’y avait pas quelque provocation dans leur comportement, à la veille de la révolution de 1789 qui abolira le privilège de chasse dont jouissait la noblesse.

• Bel écritoire avec motif se rapportant à la chasse
Au-dessus de la vitrine on peut voir un dessin de Raymond Mil représentant un célèbre chasseur de bécasse pleaudien du début du siècle dernier - en l’occurrence Xavier Calvinhac - s’apprêtant à partir à la « croûle » . Nemrod reconnu, Xavier Calvinhac était aussi poète à ses heures ; a laissé un recueil d’estimables pièces dont est extrait le sonnet « l’affût » que l’on peut voir à côté de son portrait.


TABLE 1

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Exceptionnelle collection de crosses de fusil de chasse sculptées, en noyer clair ou foncé. Les motifs représentés sont très variés . Les plus fréquents sont le sanglier et le cerf. On trouve aussi une sorte d’élan, un oiseau non identifié et, ce qui est très rare, une sorte de dragon. On peut aussi voir un aigle sur une arme datant du Second Empire. Il existe des crosses représentant des motifs purement décoratifs (feuillage, palmettes, etc.) ou des figures humaines généralement assez stéréotypées. La qualité et la finesse du dessin, notamment dans le cas des têtes de cerf et de sanglier, sont souvent remarquables, dénotant la main d’un véritable artiste. Toutes ces armes sont du modèle à percussion et datent du 19e siècle.

 

 

TABLE 2

Histoire du fusil de chasse

Les modèles présentés ici retracent les principales étapes de l’histoire du fusil et notamment la succession des différents types de « platines » utilisées au fil des siècles.

La platine d’un fusil de chasse est la partie mécanique insérée dans le corps du fusil entre deux plaques de fer fixées sur la crosse. Elle contient les pièces (de l’ordre d’ une dizaine) du bloc de percussion, permettant la mise à feu. Aujourd’hui ces mécanismes sophistiqués se sont simplifiés et la platine à l’ancienne n’est plus utilisée que pour les armes de chasse de luxe, fabriquées notamment par des firmes anglaises ( Holland and Holland, Purdey ), celles-là même que l’entreprise Chancel fournissait régulièrement en crosses d’exception.

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Fusil à mèche

On reconnaitra dans l’ordre chronologique : a) un fusil à platine à mèche ( 16/17e) avec un motif décoratif en laiton découpé représentant une couronne surmontée d’une croix ; b)expo chase 08Fusil et pistolet de chasse avec platines gravées un fusil muni d’une platine dite « à la Miquelet » parce qu’on le vit, pour la première fois, entre les mains de soldats espagnols, connus alors sous le nom de Miquelets ; c) un fusil muni d’ une platine à silex perfectionnée, inventée en France vers la fin du 17e et qui sera en usage pour les armes de chasse comme pour les armes de guerre, jusqu’à l’invention du fusil à percussion ; d) quelques modèles de fusil à percussion et, notamment, un fusil fabriqué par Claude Maguin-Berthéas, armurier stéphanois réputé ; un fusil à broche du type Lefaucheux ; le modèle de Casimir Lefaucheux est un des premiers fusils dits « à brisure », dont le chargement s'effectuait en basculant les canons. L'apport de Lefaucheux sera capital dans le développement de ce type d'arme, devenu la norme des fusils de chasse encore aujourd'hui.

Enfin, on peut voir un ensemble rare constitué d’un fusil et d’un pistolet à silex dont le caractère d’armes de chasse est clairement affiché par la présence de scènes de chasse gravées sur les platines.

 

 

PRESENTOIR AU FOND DE LA SALLE (partie basse)

Fusils « spéciaux »

Cinq exemples de fusils « spéciaux », parmi beaucoup d’autres ont été retenus en raison de leur originalité, de leur rareté ou du progrès qu’ils ont représenté dans l’évolution des techniques de l’armurerie :

  • Une « canardière » du 19e ; la canardière est un fusil au canon particulièrement long, utilisé pour la chasse au canard ;
  • Un fusil pour borgne : exemplaire assez rare d’une tentative pour adapter les conditions de visée au handicap visuel d’un chasseur ;
  • Un fusil de type Drilling : c’est typiquement une production d’Europe Centrale, où l’obligation du tir à balle de tous les ongulés (qui date du début du siècle), le fait apprécier depuis longtemps. C’est une arme universelle qui convient bien au tir en battue où l’on rencontre aussi bien le grand gibier qui doit être tiré à balle que le petit gibier qui doit être tiré à plombs.
  • Un fusil à canon coulissant pour le chargement par la culasse à l’aide d’un levier qui fait reculer le canon.( système Fouque).
  • Le fusil « Darne » créé par Régis Darne, armurier à Saint Etienne en 1881 ; contrairement aux armes habituelles à canons basculants, les canons du système Darne sont montés fixes sur la carcasse. Le rechargement se fait par une culasse mobile coulissante ; dans le cas de l’arme présentée ici, c’est le canon qui pivote pour permettre d’engager la cartouche.

FOND DE LA SALLE (partie haute)

Divers
Colliers de chiens dressés pour la chasse au loup
Cartouchières de différents modèles
Miroirs aux alouettes
Catalogue de la manufacture d’armes de Saint Etienne etc.

Sur les murs
Arbalète de chasse
Massacre de cerf
Trophées de chevreuil et de sanglier
Chromos représentant des scènes de chasse ou des natures mortes avec gibier

expo chase 09Château de La Vigne. Studiolo ( début 16e ) scène de chasse au furet